Schönfeld Gallery et Zwart Huis ouvrent un espace commun à Nieuw Zuid, à Anvers
Après plus de dix ans passés côte à côte à Bruxelles, deux galeries de premier plan unissent leurs forces pour écrire un nouveau chapitre à Anvers.

À partir de septembre 2026, les galeries bruxelloises Schönfeld Gallery et Zwart Huis ouvriront un nouvel espace commun à Nieuw Zuid, à Anvers. Après plus de dix ans passés côte à côte sur le site Rivoli à Bruxelles, les deux galeries franchissent ainsi une nouvelle étape dans leur développement.
Elles s’installent dans le bâtiment de Nieuw Zuid qui a abrité pendant des années l’Everyday Gallery, un lieu devenu ces dernières années une référence incontournable du paysage artistique contemporain anversois. Bien qu’elles partagent un même bâtiment, les deux galeries conservent leur propre identité et présentent chacune un programme d’expositions totalement autonome. Grâce à cette nouvelle implantation, la Schönfeld Gallery et Zwart Huis renforcent leur présence au cœur de l'un des principaux pôles de l'art contemporain à Anvers, aux côtés de galeries telles que Tim Van Laere Gallery et Sofie Van de Velde.
Ce nouvel emplacement ne constitue pas une fusion, mais le fruit d’une ambition commune. Les visiteurs entrent par un espace de rencontre commun, après quoi les deux galeries dévoilent chacune leurs propres salles d’exposition et leur vision artistique. Cette collaboration se traduit avant tout par le partage d’un lieu exceptionnel et par la conviction que les deux programmes se renforcent mutuellement, tout en conservant chacun leur identité propre.
Se rapprocher d’un nouveau public
Avec cette ouverture, les galeristes Greet Umans (Schönfeld Gallery) et Elke Helbig (Zwart Huis) répondent aux dynamiques propres de Bruxelles et d’Anvers. Aux cours des dernières années, les deux galeries ont participé avec succès, entre autres, à Art Antwerp et à l’Antwerp Art Weekend, mettant en évidence l'existence de deux publics locaux particulièrement engagés de collectionneurs et d'amateurs d'art.
Grâce à une présence permanente à Anvers, les galeries rapprochent leurs artistes d’une nouvelle génération de collectionneurs flamands, tout en conservant leur position solide à Bruxelles.
Un nouveau chapitre pour les deux galeries
Pour Schönfeld Gallery, cette ouverture à Nieuw Zuid marque une étape importante de son dixième anniversaire. Son espace actuel de la Mechelsesteenweg, à Anvers, sera transformé en viewing room et en espace de stockage de la collection, tandis que toutes les expositions seront désormais présentées à Nieuw Zuid. La galerie poursuivra également ses activités au Rivoli à Bruxelles, dans un espace plus compact.
Pour Zwart Huis, cette nouvelle implantation constitue également un moment clé. L'année de son vingt-cinquième anniversaire, la galerie ouvre un second espace permanent à Anvers, en complément de son lieu bruxellois situé à Rivoli. Une nouvelle étape qui renforce encore sa présence dans le paysage des galeries flamandes.
L'inauguration de ce nouvel espace aura lieu lors d'un week-end festif le 5 septembre 2026, avec Double Troubled'Albert Pepermans chez Schönfeld Gallery et une exposition personnelle de Nils Verkaeren, El Pulso del Agua, Part I, chez Zwart Huis.
Expositions d’ouverture
Schönfeld Gallery présente :
Albert Pepermans : « Double Trouble »
Zwart Huis présente :
Nils Verkaeren : El Pulso del Agua, Partie I
5 septembre - 19 octobre 2026
Jos Smolderenstraat 18
2000 Anvers
Du jeudi au samedi, de 13 h à 18 h
À propos des galeries
Schönfeld Gallery
Schönfeld Gallery a été fondée en 2015 à Anvers par Elie Schönfeld, collectionneur passionné et mécène. Aujourd’hui, la galerie est présente sur deux sites : son espace bruxellois à Rivoli, un ancien centre commercial des années 1970 qui s’est transformé en un lieu dynamique dédié à l’art contemporain abritant quinze galeries, et son site anversois, qui accueille des expositions, des collaborations et des projets expérimentaux.
Depuis Bruxelles, sous l’impulsion de sa directrice Greet Umans, la galerie a développé un programme international mettant en avant aussi bien des artistes émergents que des artistes confirmés, où la peinture, la sculpture, l’installation et d’autres médias contemporains se complètent. Outre un programme d’expositions solide, la Schönfeld Gallery participe régulièrement à des salons d’art internationaux et collabore étroitement avec des collectionneurs, des musées et des institutions tant en Belgique qu’à l’étranger. Le nouveau site à Nieuw Zuid marque un nouveau chapitre dans le développement de la galerie.
Zwart Huis
La galerie Zwart Huis a été fondée en 2001 par Gerda Vander Kerken à Knokke, où elle s’est installée dans la Villa De Beir, la demeure moderniste emblématique de 1924 conçue par l’architecte Huib Hoste. Dès ses débuts, la galerie s’est distinguée par une orientation marquée vers l’art contemporain belge, avec une attention particulière pour la peinture figurative et le dessin, sans pour autant négliger la sculpture, la photographie, le design et l’art conceptuel. Au fil des ans, Zwart Huis s’est forgé une solide réputation grâce à des expositions consacrées, entre autres, à Jan Fabre, Ronny Delrue, Johan Tahon, Philippe Vandenberg, Philip Aguirre, Carl De Keyzer, Jan Vanriet et Liliane Vertessen.
Depuis 2017, Elke Helbig est à la tête de la galerie. Sous sa direction, Zwart Huis a déménagé à Bruxelles, où la galerie s’est installée dans le bâtiment Rivoli et a élargi son programme pour inclure aussi bien des artistes belges confirmés que des artistes émergents. Aujourd’hui, Zwart Huis allie une orientation marquée vers l’art contemporain belge à une vision à long terme de la création artistique, une programmation d’expositions personnalisée et une participation régulière à des salons d’art tels qu’Art Brussels. La galerie représente notamment Nils Verkaeren, Stefan Peters, Stief DeSmet, Colin Waeghe, Koen Deprez, Fik van Gestel et Peter Lagast.
Depuis septembre 2026, Zwart Huis étend encore ses activités avec un nouveau site à Anvers. Cette expansion coïncide avec la célébration du 25e anniversaire de la galerie et marque un nouveau chapitre de son histoire.
À propos des expositions
La Schönfeld Gallery présente :
Double Trouble
Albert Pepermans
Avec Double Trouble, Albert Pepermans présente une nouvelle série d’œuvres sur lesquelles il travaille depuis l’été 2025. Au cœur de cette série se trouve l’idée du diptyque : des tableaux qui naissent comme des jumeaux, mais qui ne sont jamais identiques. Chaque répétition apporte une nuance, une touche différente, un glissement dans la couleur, le rythme ou la composition. Qu’elle soit en miroir ou non, chaque œuvre possède son propre caractère autonome.
Le jeu avec la répétition est une constante dans l’œuvre et le langage visuel de Pepermans. Enfant du pop art, il s’est pris de fascination pour les techniques d’impression, les images en série et la cadence des motifs récurrents. Au fil des ans, ceux-ci ont donné naissance à un univers propre, composé d’une série de symboles iconiques. Dans Double Trouble, cette fascination prend une nouvelle dimension : ce n’est pas la répétition en soi, mais l’exploration de la manière dont une image peut naître à chaque fois qui en constitue l’essence.
Le choix des sujets s’écarte également quelque peu de ce à quoi Pepermans nous a habitués. Alors que le mouvement et les figures humaines prédominaient depuis des années, une plus grande sérénité s’installe désormais dans son œuvre. Une corbeille de fruits, un cactus, une plante d’intérieur… des motifs en apparence simples qui invitent à un regard attentif. Ce ne sont pas des natures mortes classiques, mais des moments de calme au sein d’une œuvre qui était auparavant plutôt explosive et dynamique. Alors que Pepermans approche de la barre des quatre-vingts ans, son œuvre ne perd en rien de son énergie, mais recherche davantage la simplicité et la pureté.
Outre les peintures sur papier, l’exposition présente également la première sculpture en bronze de Pepermans. Couronnant une vie consacrée à la création, cette sculpture peut être considérée comme un trophée personnel rendant hommage au savoir-faire et à la persévérance. Ici aussi, le thème de la dualité refait surface : des jumeaux en bronze, apparemment identiques, mais pourtant uniques.
Quel que soit son âge, la curiosité artistique d’Albert Pepermans reste intacte. Son envie d’expérimenter, de combiner les techniques et de se réinventer sans cesse est une constante dans sa carrière.
Double Trouble n’est pas une rétrospective, mais une exposition qui prouve que la répétition ne mène pas à la répétition, mais au renouveau. Car les bonnes choses vont toujours par deux !
Zwart Huis présente :
Nils Verkaeren : El Pulso del Agua, Partie I
La galerie Zwart Huis inaugurera en septembre 2026 son nouvel espace à Nieuw Zuid, à Anvers, avec El Pulso del Agua, la première grande exposition personnelle à Anvers de l’artiste belge Nils Verkaeren (1980). Vingt-cinq ans après sa création à Knokke, la galerie étend ainsi son champ d’action. L’exposition constitue le point d’orgue provisoire d’une recherche artistique de huit ans qui s’est déroulée entre 2018 et 2026 au cours de différentes expéditions en Colombie et dans d’autres régions d’Amérique du Sud.
Entre 2018 et 2026, Verkaeren a développé El Pulso del Agua lors de séjours notamment dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Amazonie, à Mavecure et le long du Río Magdalena, du Río La Miel et du Río Cauca. Ce qui a commencé comme une quête d’isolement s’est transformé en une exploration approfondie de la relation entre la peinture, le paysage, le temps et les processus naturels.
Verkaeren travaille rarement dans un atelier traditionnel. En tant que peintre contemporain de plein air, il développe sa pratique en confrontation directe avec le paysage. Il recherche des lieux où la peinture ne va pas de soi : des régions reculées où le climat, le terrain et la logistique remettent constamment en question le processus de création. Dans ces conditions, la peinture devient une pratique physique où l’observation et l’expérience s’entremêlent de manière indissociable. L’exposition rassemble des peintures monumentales ainsi qu’une sélection d’œuvres plus modestes réalisées au cours de ces expéditions. Ces peintures ne sont pas des représentations littérales d’un paysage, mais des condensés d’une expérience vécue. Les toiles sont portées par le paysage et exposées à la pluie, au vent, à la chaleur, à l’humidité, aux rivières et aux sédiments. Les traces de ces conditions restent visibles à la surface de la peinture, ce qui fait que les forces naturelles participent directement à la création de l’œuvre.
Au fil des différents projets, la position de l’artiste évolue également. Alors que l’œuvre naissait initialement d’une confrontation directe avec un lieu spécifique, elle se développe progressivement vers une pratique dans laquelle la peinture devient un moyen de se mouvoir au sein de systèmes naturels plus vastes. Le tableau n’est plus la représentation d’un paysage, mais une surface où se rejoignent le temps, le climat, le mouvement et l’expérience. L’eau en est la force fédératrice. Non pas en tant que motif, mais en tant que structure sous-jacente au sein de laquelle des paysages variés se rencontrent. Les rivières, la pluie, le brouillard et les sédiments mettent en évidence le mouvement constant du paysage et laissent littéralement leur empreinte dans l’œuvre. Le paysage ne devient ainsi pas un sujet de la peinture, mais un partenaire actif dans le processus de création.
Alors que les peintures constituent le reflet tangible de ces expériences, l’exposition bruxelloise El Pulso del Agua Part II se concentre sur le processus qui les précède. Outre une sélection d’œuvres, l’exposition présente des vidéos, des enregistrements sur le terrain, des croquis, des carnets de notes et des documents d’archives qui mettent en lumière la réalité physique et logistique du travail dans des paysages reculés. Ils montrent comment l’observation, le mouvement et la confrontation directe avec le climat et le terrain contribuent à façonner les peintures. La peinture n’apparaît pas ici uniquement comme un résultat final, mais comme une pratique physique dans laquelle l’expérience, la recherche et les forces du paysage sont indissociables.
Nils Verkaeren When the Heat Falls, 2025, huile sur toile, 150 x 100 cm. Avec l’aimable autorisation de la Galerie Zwart Huis et de Nils Verkaeren
Nils Verkaeren *A Shift of Time*, 2026, huile sur toile, diptyque 2 x (200 x 150 cm). Avec l'aimable autorisation de la Galerie Zwart Huis et de Nils Verkaeren
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