Le musée Dhondt-Dhaenens présente une exposition solo majeure d’Edith Dekyndt 

Du 1er février au 17 mai 2026, le musée Dhondt-Dhaenens à Sint-Martens-Latem présente une exposition personnelle majeure de l’artiste belge Edith Dekyndt, dont la pratique se déploie entre vidéo, sculpture, installation, dessin et son.

Intitulée It could be James on the beach. It could be. It could be very fresh and clear., l’exposition s’inspire d’une rencontre historique entre James Ensor et Albert Einstein sur la côte belge. Il s’agit de la première grande exposition institutionnelle d’Edith Dekyndt en Belgique depuis 2016.


Une rencontre entre James Ensor et Albert Einstein sur la côte belge: tel est le point de départ de cette exposition solo d’Edith Dekyndt, commissarié par Martin Germann. Il ne subsiste de cette rencontre que quelques photographies fragiles, qui inspireront plus tard Robert Wilson et Philip Glass pour l’opéra Einstein on the Beach. 

L’exposition prend pour origine la peinture Nature morte aux chinoiseries d’Ensor, issue de la collection du MDD. Cette œuvre montre des objets importés — tissus, céramiques, éléments décoratifs — et incarne un regard occidental sur des contrées lointaines.

Autour de cette œuvre d’Ensor, Dekyndt, dont le travail accorde une attention particulière aux matériaux et à leur nature transitoire, réunit une série d’objets : des voiles marqués par des traces de papier peint déchiré, des textiles, de la céramique chinoise et japonaise, ainsi que divers organismes marins. Ces éléments renvoient notamment aux mathématiques, à l’écoulement du temps et à la catastrophe atomique d’Hiroshima. Une pièce centrale de l’exposition est un rideau tissé localement, inspiré des motifs de kimono japonais qui, au moment de l’explosion atomique, furent brûlés dans la peau des victimes à Hiroshima. Le textile, à la fois doux et brûlé, évoque l’instant où tout a été réduit en cendres.

Entre Ensor et Einstein, on perçoit une transition subtile: celle qui mène d’un ancien monde aux perspectives coloniales vers un monde moderne où la science peut engendrer une destruction dévastatrice. L’exposition de Dekyndt rend cette transition sensible, non par un récit concret, mais par la présence des choses, la lenteur des matériaux et le silence qu’ils laissent en nous.


En pratique

Edith Dekyndt
It could be James on the beach. It could be. It could be very fresh and clear.
Commissaire: Martin Germann
Du 1er février au 17 mai 2026
Museum Dhondt-Dhaenens, Museumlaan 14, 9831 Deurle


À propos d’Edith Dekyndt 

Née en 1960 à Ypres, Belgique, Edith Dekyndt vit et travaille à Bruxelles et Berlin. 

Edith Dekyndt est une artiste dont les œuvres proposent des expériences sensorielles basées sur l’observation minutieuse de la matière et des contextes culturels qui l’englobent. Après des études en communication, Dekyndt entre à l’École des beaux-arts de Mons. De nature processuelle et conceptuelle, son approche s’intéresse aux objets, souvent ordinaires, qui composent le quotidien et à leur transformation au contact d’environnements naturels et architecturaux. Ses installations et performances intègrent des objets naturels et usinés, des photographies, des vidéos, du son et de la lumière, laquelle occupe une place centrale dans son travail. Chacun de ses projets s’ancre dans l’observation d’infimes détails à travers lesquels des objets et des situations d’apparence quelconque deviennent à la fois sublimes et bouleversants. Ils invitent le spectateur à prendre conscience de l’équilibre précaire des phénomènes chimiques et physiques, ainsi que de la nature transitoire et fluide du monde matériel.


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