La designer Sara Story transpose l’art et les paysages du Texas dans Hill Country, une nouvelle collection de tapis réalisée avec Christopher Farr

La designer AD100 Sara Story puise dans l’immensité des paysages du Texas, dans l’œuvre de Louise Bourgeois et dans ses souvenirs de Houston et de Marfa pour imaginer une collection profondément personnelle, explorant la couleur, le motif, l’échelle et la perspective.
Pour la designer américaine Sara Story, architecture intérieure, art, architecture et paysage n’ont jamais constitué des univers distincts. Ils participent d’un même langage visuel — façonné par les lieux où elle a vécu et voyagé, les œuvres qu’elle a découvertes et collectionnées, ainsi que par une fascination de longue date pour la couleur, le motif et l’échelle.
Avec Hill Country, ce langage quitte désormais les intérieurs pour investir le sol. Cette nouvelle collection de tapis reflète le dialogue que Sara Story entretient depuis toujours entre art, paysage et architecture. Elle se compose de trois modèles distincts : Spider, Landscape et Grid, déclinés dans quatre coloris : Texas Sky, Limestone, Cacti et Texas Rose. Chacun puise son inspiration dans l’enfance de Sara Story au Texas et dans l’influence que l’art exerce sur elle depuis son plus jeune âge. Élevée dans une famille profondément ancrée dans le monde de l’art — sa mère était curatrice au Contemporary Arts Museum Houston —, Sara Story a développé très tôt une passion durable pour l’art contemporain, qui continue aujourd’hui de nourrir sa pratique du design.
De Louise Bourgeois au tapis
L’art accompagne Sara Story depuis son plus jeune âge. Élevée dans une famille profondément ancrée dans le monde de l’art — sa mère était curatrice au Contemporary Arts Museum Houston —, elle a développé une relation durable avec l’art contemporain, qui continue de façonner sa manière d’appréhender les intérieurs, les objets et l’espace.
Cette relation s’exprime le plus directement dans Hill Country à travers Spider. Le modèle s’inspire de l’emblématique Spider (1996) de Louise Bourgeois, que Sara Story a observée à de nombreuses reprises au Museum of Fine Arts de Houston, où elle a passé d’innombrables heures durant son enfance et les années où elle vivait dans la ville.
Plutôt que de traduire littéralement la sculpture, Sara Story s’attache à une qualité qui la fascine depuis longtemps dans l’œuvre de Bourgeois : la tension entre délicatesse et force. Le motif qui en résulte est fluide et expressif, presque comme une ligne tracée librement à la main. Vu de loin, il se lit comme une composition atmosphérique ; de plus près, son mouvement et ses irrégularités commencent à se révéler.
Il traduit une idée centrale dans le travail de Sara Story : ce que nous voyons dépend de la manière dont nous regardons et de l’endroit depuis lequel nous regardons.
Quand le paysage devient motif
Le paysage texan constitue l’autre grande source d’inspiration de la collection.
Sara Story s’est notamment tournée vers Marfa et les environs de la Judd Foundation, dont elle transpose les tonalités douces et baignées de soleil dans une palette à la fois nostalgique et contemporaine. Texas Sky, Limestone, Cacti et Texas Rose évoquent les couleurs d’un paysage marqué par l’immensité, une lumière intense et de subtils changements de tonalité.
Dans Landscape et Grid, le paysage devient géométrie. Vu du ciel, le territoire texan se déploie comme une composition abstraite de carrés, de rectangles, de limites et d’étendues. Sara Story transforme cette perspective en structures graphiques qui semblent minimalistes au premier regard, mais révèlent une complexité croissante à mesure que l’on s’en approche.
Landscape est le plus audacieux et le plus architectural des trois modèles, établissant une forte présence visuelle dans un espace. Plus discret, Grid introduit un rythme à travers une géométrie plus sobre et une texture raffinée. Spider, quant à lui, apporte mouvement, émotion et un geste plus libre.
Ensemble, les trois modèles explorent une tension récurrente dans le travail de Sara Story : structure et douceur, précision et spontanéité, distance et détail.
La rencontre de deux univers créatifs
La collaboration avec Christopher Farr est née d’une vision commune du tapis, considéré comme bien plus qu’un simple objet fonctionnel pour l’intérieur. Depuis sa création en 1988, Christopher Farr fait dialoguer design contemporain et savoir-faire textile traditionnel, en s’appuyant notamment sur l’héritage d’artistes et de designers tels que Josef et Anni Albers, ainsi que sur des créateurs contemporains comme Ilse Crawford, John Pawson, Commune et Studio Shamshiri.
Pour Sara Story, cette approche faisait de Christopher Farr un partenaire particulièrement naturel. Ses souvenirs du Texas, ses rencontres avec l’art et son approche instinctive de la couleur et du motif ont rencontré la connaissance approfondie de Christopher Farr dans le domaine du textile, de l’artisanat et des possibilités offertes par le tapis comme médium créatif.
Loin d’une relation conventionnelle entre designer et fabricant, Hill Country s’est développée à travers un dialogue continu autour de l’échelle, de la couleur, de la texture et de la matérialité — traduisant progressivement références visuelles et souvenirs en objets conçus pour être vécus au quotidien.
Le résultat incarne la philosophie plus large de Sara Story en matière d’intérieurs. À la fois raffinée et accessible, la collection s’adresse à ceux qui apprécient l’art et le design tout en recherchant des espaces confortables et vivants. Les motifs sont à la fois ludiques et sophistiqués, la palette s’intègre naturellement aux intérieurs, et les matériaux sont conçus pour durer. Les tapis s’intègrent ainsi aussi bien dans des intérieurs traditionnels que contemporains, trouvant leur place aussi naturellement dans des résidences familiales que dans des espaces plus formels.
Pour Sara Story, ces tapis ne constituent donc pas une rupture avec sa pratique de l’architecture intérieure, mais bien son prolongement : une nouvelle manière d’explorer la façon dont l’art, le paysage, l’architecture et la mémoire peuvent façonner les espaces dans lesquels nous vivons.
Sélection d’images ©Weston Wells
À PROPOS DE SARA STORY DESIGN
Depuis la création de Sara Story Design en 2003, Sara Story a développé une pratique de renommée internationale, reconnue pour son esthétique singulière, nourrie par ses voyages, sa passion pour l’art contemporain et la mode, ainsi que par une approche rigoureuse de son travail et de sa vie.
Les vingt premières années de son agence ont été retracées dans The Art of Home (Rizzoli, 2023). En 2026, Sara Story a de nouveau figuré dans la prestigieuse liste AD100 d’Architectural Digest. Son travail a été publié dans de nombreux titres de référence, parmi lesquels Architectural Digest, Interior Design, Galerie, LUXE, Cultured, The Wall Street Journal et The New York Times, tandis que son agence poursuit ses projets résidentiels et commerciaux à travers le monde.
Sara Story est diplômée de l’University of San Diego et de l’Academy of Art University. Elle est également très engagée dans le monde de l’art, notamment à travers son programme de résidence pour artistes basé au Texas, ainsi que par ses fonctions au sein d’institutions culturelles telles que le New Museum, Ballroom Marfa, le Guggenheim Museum et Proyecto Dracula, et son adhésion au Design Leadership Network. Au-delà du design, elle a participé à deux marathons et a atteint le sommet du Kilimandjaro, le point culminant de l’Afrique.

À PROPOS DE CHRISTOPHER FARR
Fondée en 1988, Christopher Farr est une maison spécialisée dans la création de tapis, qui s’est donné pour mission de faire dialoguer le savoir-faire textile traditionnel et une vision contemporaine du design. Depuis ses débuts, la maison est animée par un engagement constant envers la qualité et une recherche exigeante de la beauté, contribuant à révolutionner le design de tapis et à redonner à la fabrication de tapis le statut d’un véritable art.
Spécialisée dans la réalisation de tapis sur mesure et d’œuvres en édition limitée, la maison collabore avec des figures majeures telles que Josef et Anni Albers, ainsi qu’avec des studios de design et créateurs de renommée internationale comme Ilse Crawford, John Pawson, Commune et Studio Shamshiri. Grâce à une connaissance approfondie des matériaux, des techniques de production et des finitions, ainsi qu’à une vaste bibliothèque de designs, son savoir-faire technique est sans équivalent. Christopher Farr réalise ainsi des tapis pour des résidences privées, des hôtels de premier plan, des enseignes internationales, des espaces de travail et des collections d’art.
Avec des showrooms à Londres, Los Angeles et New York, Christopher Farr exerce son activité à l’international.











