Adrian Ghenie dévoile 12 nouvelles œuvres à la Tim Van Laere Gallery

Adrian Ghenie dévoile 12 nouvelles œuvres à la Tim Van Laere Gallery

La Tim Van Laere Gallery présente sa cinquième exposition individuelle d’Adrian Ghenie. Dans cette exposition, Ghenie dévoile neuf nouvelles peintures et trois nouveaux dessins au fusain. 

Adrian Ghenie est né en 1977 dans la ville roumaine de Baia Mare. Il est diplômé de l’Université d’Art et de Design de Cluj-Napoca et vit et travaille actuellement tant à Berlin qu’à Cluj. En 2015, il a été sélectionné pour représenter la Roumanie à la 56e Biennale de Venise. Son œuvre est reprise dans d’importantes collections publiques à travers le monde, dont : De Hermitage, Saint-Pétersbourg ; Musée d’Art Contemporain (M HKA), Anvers ; S.M.A.K., Gand ; Tate Modern, Londres ; Centre Pompidou, Paris ; Metropolitan Museum, New York ; The Hammer Museum, Los Angeles ; Long Museum, Shanghai ; SFMOMA et le Museum of Contemporary Art, Los Angeles.

Le travail d’Adrian Ghenie est caractérisé par une richesse extraordinaire en fragments picturaux avec une composition spatiale fluide et hallucinante qui mène à une rencontre collagée de différents motifs picturaux, d’une sensualité hédoniste et d’une interprétation innovante, radicale et éclectique des sujets les plus variés. La connaissance approfondie de Ghenie de notre histoire sous ses multiples facettes apparaît dans les différents motifs, allant d’histoires obscures et mystiques autour de personnages profanes à la mythologisation de son propre personnage. Ainsi, il combine des aspects de l’histoire de l’Allemagne nazie à la mythologie grecque dans Medusa, 2020, relie son propre personnage à une charge historico-artistique dans Self-Portrait with Picassoesque Background, 2020 et réinterprète l’œuvre d’Henri Rousseau dans Untitled (After Henri Rousseau), 2020. En étudiant et, à la fois, en ébranlant différents récits historiques et artistiques dans son œuvre, Gheni met en avant des sentiments de vulnérabilité, de frustration ou de désir pour inviter notre mémoire collective à réfléchir aussi à l’aspect humain sous-jacent à ces histoires.

Adrian Ghenie combine différentes techniques historiques de peinture. Ainsi, il démontre une maîtrise magistrale du clair-obscur baroque, mais aussi de la relation expressive à la peinture propre à l’expressionisme abstrait. Ces compétences techniques sont alliées à un intérêt profond pour l’activation de significations symboliques dans certaines images. Une composante conceptuelle qui avait de l’importance tant pour le mouvement dada que pour les primitifs et les maîtres baroques flamands. L’intérêt de Ghenie pour l’histoire flamande de la peinture laisse plusieurs traces dans son œuvre, avec des références à Pieter Brueghel l’Ancien, Jan Van Eyck, Peter Paul Rubens, Paul De Vos et Frans Snyders. Il s’est également inspiré de scènes de chasse des peintres baroques flamands dans Park Scene, 2020 et The Hunter 3, 2020. Notons aussi la grande affinité de Ghenie avec la ville d’Anvers qu’il appelle «  le champ de bataille de la peinture ». 

Adrian Ghenie
15 octobre - 28 novembre 2020
Tim Van Laere Gallery
Jos Smolderenstraat 50, 2000 Anvers